Chapitre 13 : Road trip Sydney to Melbourne

Rejoindre Sydney à Melbourne par les petites routes avec 150km de pistes à Travers les alpes australiennes, ça c’est un chemin inhabituel ! »

En vacances pour quelques semaines en Australie (ha ces profs! Toujours en vacances! 🙂  ), Séverine m’avait envoyé un petit mail pour me proposer que l’on se retrouve quelque part, « Je descendrais bien jusqu’à Melbourne si ça te dit? » Ça tombe bien, les dates correspondent pile à mon retour de Tasmanie! Et j’ai bien envie de voir le sud aussi, alors banco! Ce sera un road trip photos!

Lundi 11 janvier
Après quelques échanges pour nous organiser, je récupère la miss à la gare de Bargo, où j’avais laissé mon van en sécurité chez Susanna et Craig, en retard forcément, mais j’ai un croissant tout chaud pour me faire pardonner! Le temps de dire au revoir comme il se doit et en route pour l’aventure! « Bienvenu à bord de mon Mitsu! La ceinture de sécurité est comme d’habitude, pour les issues de secours, chacun la sienne il n’y a pas de lignes lumineuses au sol. Une prise pour recharger les téléphones est disponible au milieu du tableau de bord… Pour tout le reste, n’hésite pas à demander autant que de besoin! Les conditions météorologiques sont bonnes à très chaud au point de départ, on verra pour la suite sans promesse de super temps jusqu’au bout. Notre route devrait durer… Heu à oui là il va falloir qu’on en discute, on passe par où ? » Un petit détour nous ramène sur terre, on profite du lunch pour sortir tous nos guides et cartes pour discuter de ce qui nous intéresse et nous mettre d’accord sur la direction générale. On improvisera au fur et à mesure pour les campings et autres arrêts! L’option montagne remporte notre intérêt au détriment de la côte sans nul doute plus touristique. On cherche le chemin qui sort de l’ordinaire.
On se lance donc sur des itinéraires secondaires au milieux des immenses maisons posées dans des jardins bien entretenus. Notre premier arrêt touristique : les Fitzroy falls. Quelle surprise! Moins de 400m à marcher depuis le petit parking nous transportent dans un autre monde! Qui aurait pu imaginer un tel spectacle juste derrière les quelques arbres qui nous séparent de la route? Juste devant nous, une falaise abrupte ouvre notre perspective sur une longue vallée boisée, la lumière déclinante de la fin d’après midi rajoute un éclairage qui rend cette vision presque irréelle. Le petit ruisseau tout calme que nous avons longé jusqu’ici fait un saut majestueux jusqu’aux rochers en contrebas d’où une fine brume émerge, avant de descendre les multiples marches d’escalier formés par le relief. La lumière nous rappelle justement qu’il est grand temps de trouver un coin où dormir! Wikicamp nous indique un camping à l’entrée de Kangaroo valley, ça fera notre affaire. En fait il s’agit d’un spot visiblement connu des locaux qui l’investissent en masse en cette période de vacances scolaires, au point qu’il y a même des vigiles à l’entrée pour s’assurer que tout se passe bien. Accès rivière pour le bain et observer la faune locale en canoë, blocs sanitaires, herbe tondue… et c’est un camping gratuit! Vive l’Australie, pour ça ils sont au top! On est même accueillis par une famille de wombats qui vient renifler mon van pendant que je monte la tente de Séverine! On prend l’apéro le temps que le repas chauffe, il se fait tard. Avec la fatigue accumulée de mes dernières aventures, j’ai vite fait de l’endormir comme une larve!

 

 

Mardi 12 janvier
Après un bon petit déjeuné, une séance photos, et avoir remplis le réservoir d’eau douce du van, nous revoilà parti sur les routes. Au milieux de lieux dits aux consonances française, on marque un stop au Cambewarra lookout. Un petit café avec une terrasse panoramique profite d’une vue imprenable sur la plaine en contrebas. Une aire de décollage de parapente justifie d’avoir bien dégagé la vue, on en profite aussi! C’est également l’occasion de ressortir mon GPS. C’est le moment de mettre Séverine dans le coup et de lui faire découvrir le géocaching! Malheureusement impossible de mettre la main sur cette première cache, ce sera pour une prochaine fois! Notre route nous amène ensuite à travers Nowra d’où l’on prends la route pour Braidwood. Au hasard des panneaux routiers, on s’engage sur une petite piste qui nous amène au point de vue de Jerrawangala. La même surprise qu’hier nous attends quant à l’accident du relief qui s’ouvre devant nous, alors que nous avions l’impression de rouler au milieux d’une vaste plaine. Un peu plus loin, une autre cascade, Tianjara fall, nous offre un spectacle similaire. Seconde tentative pour trouver une géocache, à nouveau soldée par un échec, un feu de brousse semble nous avoir devancé. Qu’à cela ne tienne, un petit bain pour se rafraichir avant de finir notre route jusqu’à Braidwood. Ce petit village a une architecture coloniale très marquée et se prête particulièrement bien à un stop photo. Vieux bâtiments administratifs, hôtels et vieux commerces semblent vouloir nous raconter leurs histoires, les vitrines regorgent de vieilleries en tous genre qui nous ramènent à une autre époque. Au bout de la rue, un mémorial au milieu du cimetière. C’est là que l’on dégote notre première géocache! Curieux comme emplacement, ce qui traduit également une approche différente de l’usage de ces lieux de mémoire qui ici, sont tout autant des jardins à fréquenter pour celui en quête de tranquillité. C’est vrai que mis à part la pluie, il n’y a pas grand monde pour nous déranger! On log et on reprend la route jusqu’à Bombay Natural Réserve non loin d’ici pour passer la nuit. Les nom de lieux ont vraiment étés empruntés à toutes les régions du monde! Cette région nous fait voyager plus que l’on ne le pensais! Il y a même Bateman bay, et captain flat des noms qui nous font doucement rigoler… Et wonder woman? Heu… Y a Sussex à côté, ça le fait? Le site au bord de la rivière est juste magnifique, les plages de sable invitent à une détente, seules la grisaille et la pluie nous retiennent.

 

 

Mercredi 13 janvier
Une bonne nuit de repos et on reprend la route au matin pour traverser les champs qui encadrent la Farmington Road. En fait il s’agit plus d’une piste avec passage à gué pour rejoindre la route de Cooma, ce qui explique qu’il n’y ai pas trop de touristes dans le coin! La piste forestière nous mène jusqu’aux Tuross Cascade. Après 13 km de piste 4×4, nous sommes un peu surpris de trouver autant de monde au milieu de nulle part, mais les locaux n’ont pas besoin de cartes pour connaitre leur région, et c’est les vacances scolaires, faut occuper les gamins!  En plus avec la chaleur, tout le monde est en quête d’un bain, et le site se prête en plus aux glissades sur la roche mouillée, l’occasion d’avoir du fun en plus du pratique! Et puis quelle surprise! Des jeunes grimpent à une corde de l’autre côté de la cascade et disparaissent d’un coup dans un coin où je ne vois pourtant aucune issue… Curieux, je les suis, et me retrouve à leur cote, adossé à la falaise, dans un renfoncement sous la cascade. L’eau nous passe au dessus de la tête avant d’aller éclater en millions de gouttelettes jusqu’au bassin. C’est magnifique! Pour ressortir de là? On emprunte le même chemin, on se jette sur le caillou en glissant sur ce toboggan. C’est dans des moments comme ça que je regrette un peu de ne pas avoir une go-pro pour faire quelques images. On reprend la route jusqu’à Cooma où on refait quelques courses, et où on profite pour un stop au point de vue Nanny Goat Hill. Un joli lookout et une géocache de plus! La route traverse ensuite une large plaine parsemée de granit boulder. Quand on arrive au niveau de Jindabyne et du lac éponyme, un orage bien rincer la poussière du van. Les éclairs zèbrent le ciel au loin, je suis impressionné, ça fait longtemps que je n’ai pas eu l’occasion d’en voir comme ça ! Une piste en mauvais état nous permet de rejoindre Copper Tom Camp sur une avancée vers la retenue de barrage pour passer la nuit. Je suis heureux que mon van soit un 4×4 dans ces conditions, surtout sur un sol rendu potentiellement glissant par la pluie!

Jeudi 14 janvier
Ça y est! On se réveille au pied du massif alpin! Un tour au point info de Jindabyne, on achète un day pass pour le Kosciuszko National Park. On verra demain en fonction de la météo si on reste dans le coin. La météo annonce encore de la pluie cet après midi, alors il faut se dépêcher si l’on veux avoir la chance d’une petite rando! On choisi le Rainbow lake, court mais c’est un joli spot et l’occasion de trouver une autre géocache. Les gouttes qui commencent à nous mouiller nous incite à rentrer rapidement au van. On pousse quand même au bout de la route jusqu’à Charlotte pass pour voir à quoi ça ressemble, mais l’on reste à l’abri de la pluie dans le van pour le lunch avant de prendre une piste qui nous mène directement à Guthega dans la vallée d’à côté au passage. Le coin ressemble plus au Jura qu’aux Alpes, mais c’est ce qu’ils font de mieux dans le coin. On s’installent pour passer la nuit au Ngarigo Campground, au pied du mont Kosciuszko au milieu des biches et des oiseaux.

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Rainbow lake
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Perisher Valley Skiing station

Vendredi 15 janvier
Thredo où on se gare de bonne heure ce matin, est LA grosse station de ski du coin. C’est un gros complexe touristique, qui ressemble un peu à ce que l’on peut trouver en France… Un village qui ne sais pas trop comment masquer les immeubles de logements à louer, avec tous les équipements que les australiens peuvent avoir envie de trouver pour finir leurs journées après le ski et d’immenses parkings. Mais il y a également une bonne activité estivale, avec la programmation d’un festival jazz ce weekend, de nombreuses pistes de descente en VTT, et pas mal de randos à faire dans le coin. On achète un nouveau day pass pour la voiture en même temps que les forfaits pour le télésiège, on fini de boucler nos sacs et on démarre pour le sommet. La vendeuse ne nous avait pas menti! Ça pique là haut! Les télésièges nous amènent jusqu’à la limite des nuages, il ne manque que la neige pour nous sentir en hiver! Bon on croise les doigts, on espère que ça va se dégager et on se lance sur le chemin. De toute manière on aurait bien du mal à se perdre! Le sentier est pavé sur toute la première partie, avant de se transformer en long Boardwalk en grille métallique pour éviter l’érosion du plateau par le piétinement des touristes. C’est toujours étrange de marcher dans une purée de poix comme ça. Les bruits semblent disparaitre également, on se sent seul au monde. Et puis il y a une géocache au sommet, ça donne une bonne raison de poursuivre! Plus on se rapproche du sommet, plus le vent souffle fort et nous gèle sur place. Heureusement que l’on est bien habillé, mais on a quand même les mains congelées! Quelques photos, à ce moment là, je suis l’homme le plus haut d’Australie, 2228m d’altitude! Ce n’est pas le Népal mais vouaou ! Séverine trouve la géocache, on log et on reprend vite le chemin du retour. On décide quand même de faire une pause à un endroit où le chemin est à l’abri du vent, le ciel laisse paraître quelques éclaircies, avec un peu de chance… Yes! On est chanceux! Le ciel se dégage suffisamment pour réaliser un panoramique du sommet, avant que les nuages ne reprennent l’avantage, comme une jeune fille qui se recouvre pudiquement alors que le vent vient de faire voler le drap dans lequel elle se cache. On retrouve la voiture heureux, on a presque eu tout ce que l’on pouvais espérer pour notre balade!
On reprend la route, ça monte, ça tourne, une vraie route de montagne. L’Alpine way est quand même bien jolie! On profite d’une jolie vue sur la face Ouest du massif que l’on vient de grimper depuis le Scammel lookout, puis on fini la route jusqu’au camp de Towong. On retrouve la foule, mais il y a quand même un coin au bord de la rivière pour pauser le van et profiter d’une jolie vue pour l’apéro et le dîner. D’ailleurs, on profite d’avoir un ciel dégagé de ce côté des montagnes pour s’essayer à la photo de nuit, avec à la clef quelques images dont nous sommes satisfait. Bon à savoir, avec mon 35mm, un filé d’étoiles apparait au delà de 7 secondes. Du coup ça fixe le temps de pause max, le reste c’est ouverture et montée en ISO pour obtenir une photo qui me plait. (Exifs 7sec, ouverture 1,8, 2500 ISO)

 

Samedi 16 janvier
On rejoint la Murray valley higway et poursuit notre périple jusqu’à Corryong où on espère trouver des cartes du Victoria, et refaire le plein d’eau, de gaz et de pétrole. Malheureusement le point info n’est pas très fournis, et l’on reprend la route pour « l’inconnu », avec uniquement une vague idée de la géographie du coin sur nos téléphones. OK je joke, on est en Australie, et ici l’inconnu est souvent marqué sur des panneaux (et sur mon GPS pour chasser du trésor) ! C’est ainsi que l’on découvre la Shelley station, la plus haute du Victoria, qui a été utilisée de 1916 à 1979 pour collecter le bois et la laine produits dans la région. L’ancienne ligne ferroviaire est a présent un trail sympa a faire en vélo, à pied ou à cheval. C’est aussi un formidable terrain de jeux plein de géocache! Le Old Tresle Bridge, le pont du Old Tallaganta, des arbres divers le long du chemin… En tout 8 géocaches trouvées aujourd’hui! Des caches parfois aériennes (dans un arbre, au bout d’une poutre d’un pont au dessus de la rivière…), et parfois un peu « sneaky », comme celle cachée dans un crocodile en plastique au milieu des cailloux! J’ai cru avoir un serpent sous le nez sur le coup! La frousse!
On fait notre pause lunch au bord du lac Hume. Il s’agit d’une retenue de barrage qui a nécessité le déplacement de tout un village dans les années 50. Il est capable de contenir 5 fois le volume de Sydney harbour, ça donne un ordre d’idée… C’est énorme! Mais aujourd’hui, il est quasiment à sec, et vu comme l’herbe a repris ses droits jusqu’aux berges de la rivière, on peut deviner que la situation ne date pas d’aujourd’hui! Au niveau de Tangambalanga on oblique plein Sud et on s’engagent dans la Kiewa Valley jusqu’au camping de Kergumyah South. On profite des dernier rayons du soleil pour un petit bain dans la rivière. Les patates cuisent dans la braises pendant l’apéro, l’occasion de partager les bons plans de la région avec nos voisins. Le papy me fait même don de son ancien bouquin qui répertorie des campings partout en Australie, et qui contient un lot de cartes beaucoup plus précise que tout ce que j’ai eu l’occasion de trouver jusque là ! Ça c’est un super cadeau! Avec pleins de bons conseils sur les routes à suivre en prime! On fini la soirée avec du light painting et quelques photos d’étoiles, une bonne partie de fou rire et une super nouvelle! Mon petit frère et sa copine viennent d’arriver à la maternité, je suis en train de devenir tonton! Ça c’est quelque chose d’énorme!

 

Dimanche 17 janvier
Après une petite nuit, on remercie et dit « au revoir » à nos voisins, et on reprend la route dans la vallée jusqu’à Tawonga. Notre route s’engage ensuite dans des virages qui nous font passer par dessus la colline jusqu’à Bright pour une visite au « visitor center » en quête d’un peu plus d’informations sur la piste 4×4 que l’on envisage à travers les alpes. Heureusement, si la réceptionniste est bien incapable de répondre à mes questions (savoir s’il y a des routes coupées, des bushfires …), il y a des cartes à disposition que je peux étudier à loisir, et discrètement prendre en photos. Ça devrait le faire! Et une bonne nouvelle n’arrive jamais seule! Alors que je m’apprête à prendre des nouvelle de l’accouchement avant de sortir de la couverture réseau, je reçois la première photo de mon petit neveux fraichement arrivé! Vouaou je suis trop content! Du coup je ne vais pas plus loin, je gare le Van pour prendre des nouvelles, et faire une visio. C’est beau les nouvelles technologies dans ces moments là ! La distance est juste évaporée! Il est temps pour la nouvelle famille de se reposer, et pour nous de continuer notre trajet. On quitte la route principale pour nous engager sur la  Buckland Valley Road. On trouve la piste qui nous intéresse à droite juste après avoir traversé la rivière, la Golden Spur Road, qui nous mène par dessus la coline jusqu’au lac Buffalo. Serpentant au début sur les contrefort du mont Buffalo, le panorama se dégage des que la piste arrive sur une sorte de plateau, avant de se ré enfoncer dans la forêt quand elle redescend sur l’autre versant. Petit coup de stress, mon van a quelques pertes de puissances qui m’inquiète un peu. C’est la première fois qu’il me fait ça et ça n’arrive pas au bon moment! Juste quand on va s’engager dans un trip où j’ai besoin d’être sur de lui! J’espère que c’est juste une petite crasse dans le carbu et que ça va passer! Au passage d’un gué, Séverine me surprend, elle a repéré des mûres ! Pause cueillette pour les gourmands! On s’en rempli une barquette en plus a consommer sans modération pendant la route piste. Nouvelle surprise en arrivant au lac Buffalo. Il y a une vraie route qui arrive par le Nord, et plein de monde profite de leur dimanche pour venir se rafraîchir, la base nautique est prise d’assaut ! Forcément! C’est plus facile que de passer par la piste que l’on vient de faire! On se dépêche de quitter cette foule, contourne le lac et descend plein Sud jusqu’à Abbeyard. C’est à partir de là que l’on trouve une piste un peu plus sérieuse qui part pour faire un lien jusqu’à la Cobbler road et le lac éponyme, notre destination de la journée. Un panneau annonce un prometteur « 4WD only, slippery when wet », je bascule en vitesse lente et c’est parti! La piste suit la ligne de crête passant d’un sommet à un autre. Ça grimpe sec et ça redescend pareil, mais on bénéficie d’un point de vue fabuleux des deux côtés (à travers les arbres)! Faut s’accrocher et faire attention où on met les roues, quelle idée de construire une piste ici! Vu la piste on est content de ne pas croiser plus d’un 4×4! Un passage plus raide que les autres, mon van cafouille, je dois m’y reprendre à trois fois pour franchir le col, de l’autre côté, la descente semble encore plus raide que les côtes que l’on a franchi jusqu’ici. Je ne sais pas si on passerait dans l’autre sens! On n’a plus le choix, ça doit passer jusqu’au bout. Après quelques heures à ce régime, on arrive enfin au lac Cobbler. Il n’y a pas un pet de vent, l’eau est toute calme, les oiseaux chantent… Bienvenu au paradis! Ou presque, il y a une petite voiture garée au camping! 2 roues motrices, on se rends compte qu’il y a une autre piste beaucoup plus praticable encore une fois, mais on s’est bien amusé quand même ! Qu’importe, je gare le camper vue lac, et c’est parti pour la soirée! Aperoooo!

 

Lundi 18 janvier
Debout au premières lueurs du jour, une bonne heure pour faire de jolies photos, une brume mystique flotte au raz du lac, la nature se réveille. Un bon petit déjeuné et on reprend la route. Spéculation road semble moins fréquentée que la Cobbler road, et on a vite fait de retrouver un terrain de jeu pour 4×4 only. Je suis trop fier des performances de mon Mitsu! En rejoignant Circle road, deux options, on choisi à gauche sur le chemin le plus court vers notre destination. Mais cette fois ci, c’est un tronc d’arbre qui barre la route, et un gros! Bon, même si ce n’est pas envisageable d’ouvrir la voie à la machette comme pour le 3D tracker dans le Wollemi National Parc, je ne vais pas baisser les bras sans rien essayer! Un premier tour avec la sangle accrochée au Van pour débarrasser les branches, au second, c’est le tronc que j’attache. J’engage la vitesse lente pour tracter… Un bruit, la sangle a cassée net! OK l’arbre est trop lourd pour que je puisse faire quoique ce soit, au moins j’aurai essayé. Note pour la prochaine fois, balader une tronçonneuse, parce que si ce tronc était tombé sur la piste d’hier, ça aurait été un vrai problème du coup! Mais heureusement, comme son nom l’indique, Circle Road forme une boucle, et nous permet de rejoindre Cornhill Road pour arriver enfin au mount Buller. Il s’agit d’une station de ski qui doit être très fréquentée en hiver, du rock à fond dans les haut parleurs, mais pour l’instant il manque un peu de neige, la place est plutôt déserte! Drôle d’ambiance! Mais au moins sans la neige on peut chasser du trésor ! Après avoir trouvé la géocache du ski club, Séverine tombe amoureuse de la petite licorne trouvée dans la géocache du sommet. Le temps de logger également la dernière cache au bout de la ligne de crête et de profiter du superbe panorama sur la plaine de Melbourne, et on redescend à la voiture. La suivante, au bord de la route, et plutôt singulière! On tombe sur la maison des 7 nains! Oui rien que ça! L’office du tourisme local a aménagé quelques sites dans le secteur, les enfants sont invités à découvrir les différentes familles et leur laisser un courrier. On prend notre lunch un peu plus bas dans le fond de la vallée à Mirimbah, dans un charmant parc au bord du ruisseau, avant de continuer notre route. On choisi d’avancer au maximum aujourd’hui pour diminuer la route à faire demain. Il commence à y avoir un goût de fin. Je ne veux pas prendre le risque de nous mettre la pression pour l’avion de Séverine demain, je choisi d’éviter les pistes qui traversent les parcs par le Sud du lac Eildon pour privilégier la route plus rapide. Direction Mansfield pour refaire le plein avec une dernière géocache pour la journée dans un mémorial le long de la route, puis on pousse jusqu’à Yea où on a repéré un hôtel Caledonia sur wikicamp. Il s’agit en fait du parking du pub du même nom, pas vraiment un spot qui nous accroche. On fini par s’installer sur le parking de la Yea River Stremside Réserve qui est beaucoup plus attractif. Des arbres, des tables, de l’herbe, un peu à l’écart de la route pour être un peu plus calme… Tout pour plaire! Une voiture arrive alors que la nuit est en train de tomber, moi qui préfère être tranquille! Il s’agit d’une voiture de police… Petite pointe d’adrénaline, est ce que l’on va se faire jeter? ouf, ils font le tour du parking et repartent, le site n’est pas répertorié sur wiki camps, mais l’overnight est acceptée ! On profite de la nuit pour une nouvelle session de light painting qui fini en crise de fou rire, visiblement Séverine a beaucoup de mal à écrire à l’envers! On aura de bons souvenirs de notre dernière soirée!

 

Mardi 19 janvier
Dernier jour pour Séverine. Nous avons 80km jusqu’à l’aéroport, on a le temps. Du coup pour mettre un peu de fun, on se refais une session géocache. Cafard en plastique, petit barbecue, pneu de kart, lampe de signalisation, une petite cabane de poupée et un nid dans un arbre, Rubus, un amateur éclairé s’est fait plaisir sur sa série de cache du côté de Whittlesea! On profite de notre dernier breack dans la nature pour le lunch, avant de retrouver la civilisation pour les 30 derniers kilomètres. Et quelles traces de civilisation! L’expansion urbaine dans ce qu’il y a de plus laid, des lotissements de promotions immobilières, la suppression des espaces agricoles au profit du rêve australien, une maison individuelle avec jardin et barbecue. Pas de réflexion architecturale, les bâtiments sont copiés-collés sur des kilomètres et des kilomètres, j’ai l’impression que le paysage tourne en boucle! La route file tout droit, on retrouve du trafic, des feux rouges et des ronds points… Le choc de se retrouver au milieu de tout ça après notre semaine dans la nature! Je trouve vraiment dommage de voir de vieux corps de fermes abandonnés au milieu de ce développement viral! Visiblement mon van ne passe pas inaperçu dans ce paysage, quelques automobilistes m’adressent quelques pouces levers, qui nous font sourire quand même. Guidés par le GPS du téléphone, on arrive facilement à l’aéroport, la fin de l’aventure, le début d’une autre… L’heure de se dire « au revoir », une fois de plus, merci Séverine d’avoir partagé un morceau de chemin avec moi! C’était sympa!

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le paysage pres de NutField, juste avant de retrouver la civilisation

Finalement, le temps passe différemment à deux, ou plutôt on l’utilise différemment! Je suis quand même un peu surpris de ma réaction, d’habitude je suis content de retrouver la civilisation, mais aujourd’hui j’ai juste envie de fuir! D’ailleurs c’est ce que je fais, je sélectionne le premier parc à proximité, lance le GPS et quitte au plus vite l’aéroport. Mon projet est d’essayer de trouver un job, oui mais où ? Mes recherches internet ne mènent à rien, je choisi une autre option, repartir à l’aventure!

2 réflexions sur “Chapitre 13 : Road trip Sydney to Melbourne

  1. Waouuuuuuuuuh ! Trop bon de replonger dans ces souvenirs colorés ! Merci d’avoir délier ta plume pour immortaliser un peu plus ces moments partagés ensemble. Ce fut avec plaisir que je me suis laissée bercer sur ce chemin de la découverte à tes cotés. Séverine

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