Chapitre 2 : la vie de backpaker à Cairns du 15 au 20 juillet 2015

5h30, le bus débarque tout le monde.
Il fait encore nuit noire. Je prends le temps de me repérer, de voir où je veux aller, de charger mes sacs… Je me rends compte que je suis à nouveau tout seul à la gare routière. Visiblement tout le monde avait préparé son arrivée… J’ai acheté un billet au départ d’Airlie Beach sans penser à préparer la suite. L’aventure c’est l’aventure!
Après avoir marché 5 minutes, je me retrouve devant le Gilligan, une des plus grosse auberge de jeunesse d’Australie. Pour l’instant je me contente de pauser mes sacs et de booker une réservation, les entrées ne se font qu’à partir de 14h, visiblement c’est pareil pour tous les backpacks, c’est bon à savoir ! Je reparts avec mon appareil photo en direction du bord de mer, je veux voir le lever de soleil. Je profite de la journée pour commencer un peu à m’organiser, visiter un peu la ville et profite du beau temps pour une balade sur le front de mer. Tout le secteur a été réaménagé il y a quelques années pour en faire un équipement a l’image de cette ville très dynamique. Équipements sportifs, zones pour les enfants, jeux d’eaux, appareils de musculation et tant d’autres…la ville n’a pas lésinée sur l’offre d’activités qui vient en complément de sont petit joyau de lagon artificiel. Et le résultat est là! les usagers se sont appropriés l’intégralité du site le rendant plus vivant que jamais! Amis urbanistes, ceci est une belle source d’inspiration!

 

Un autre spot intéressant : le parc botanique. Il y a un sentier offrant de jolis points de vue. Cairns doit être super fier de son aéroport, tous donnent dessus! Bon OK il y a la mer derrière, mais d’ici on ne voit pas du tout le corail! Le chemin sur lequel je me suis lancé est beaucoup plus long que je n’avais imaginé et je fini quand le soleil est déjà bien bas derrière la coline. C’est l’heure où la faune devient active! Il y a des oiseaux étranges avec la tête rouge et un gros collier jaune comme des dindons. Le sentier ressemble à la Nouvelle-Calédonie. Une trace étroite de terre accrochée à la pente au milieu des arbres qui traverse parfois des ruisseaux. J’aperçois même une famille de cochons sauvages! On dirait la foret des Koghi! En même temps, c’est un peu le même type de climat tropical! Je ne me pause finalement en début de soirée avec une assiste de spaghetti. En une journée, j’ai ouvert un compte, géré la location d’un van, un coin où dormir pour les 3 prochaines nuits…et commencé à découvrir la ville. Busy day! Mais je suis agréablement surpris de la facilité des démarches administratives en Australie! tellement rapide que j’ai plein de temps pour profiter!

L’auberge commence à s’animer. Au rez-de-chaussée, une piscine, un bar avec un self qui propose de quoi manger à partir de 3$ (une conso achetée, un plat offert…) L’auberge organise tous les soir une petite animation pour faire monter la température dans la boite de nuit. Ce soir, un combat de filles dans une sorte de gélatine. La perdante a le choix,  sortir du jeu, ou enlever un vêtement… hier s’était concours de T-shirt mouillés. Apparemment, les filles ont finis complètement à poils, c’était limite l’orgie! Tout le monde est chaud, c’est l’ouverture de la piste de danse. L’alcool aidant, les mecs commencent à se rouler par terre. Un cercle se forme, et les « meilleurs » font une démonstration de leur savoir-faire. L’ambiance à l’Australienne c’est quelque choses! À ne surtout pas reproduire!

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Gelli fight

Après un petit dej’ vue mer, je me plonge dans les brochures touristiques et dans la piscine aussi… C’est incroyable de trouver autant de choses dans une auberge! Du grand luxe! Pour 25$ ça vaut le coup!
Les dortoir sont grand luxe aussi, avec une salle de bain et des toilettes privatives. Mes colocataires de ce soir, il y a Adir, qui vient de Dubaï, il étudie le commerce international à Melbourne. Il y a Marianne, une australienne étudiante en science de la nature. Il y à Charlotte une touriste d’Angleterre, qui voyage avec Madison de San Francisco…et les 3 néerlandais de la nuit dernière. On passe la soirée a discuter sur le balcon, musique et boissons, petit à petit d’autres se joignent à nous. Comme hier, on fini en boite, grosse ambiance, beaucoup d’alcool et de n’importe quoi… Tous ont entre 18 et 23-24 ans, je me rends compte que je ne me sent plus trop dans le même trip. Tien, dans ta gueule! Alors ça fait quoi de vieillir?

La nuit aura été courte! Une machine pour laver un coup mon linge, et je m’installe au bord de la piscine pour profiter du coin. Je fais comme mon linge, je sèche au soleil! Des vraies vacances reposantes, ou presque. La nuit dernière un des hollandais de la piaule est de nouveau rentré accompagné. Je suis pas vraiment surpris qu’ils s’en donnent à coeur joie, à peine cachés par une serviette de toilette, et je veux bien qu’il soit difficile d’avoir un peu d’intimité dans un dortoir de 8 personnes, mais il y a la douche et d’autres solutions sans doute! Pas que ça me choque, mais le pauvre gars qui dort au dessus n’a pas beaucoup dormi non plus avec leur chevauché fantastique!

3 jour à ce rythme là, la nuit dehors, et la journée à dormir au soleil. Ce n’étais pas vraiment l’idée que je me faisais de mon séjour en Australie…c’est ça la vie de backpakers? Faire la fête je veux bien, mais j’ai envie de découvrir un peu plus que le bord de la piscine ou du lagon artificiel! Du coup je me met en tête de trouver une voiture de location pour le weekend. 65$/ jrs ce n’est pas vraiment les tarifs de la Nouvelle-Calédonie, mais après avoir fait le tour de plusieurs locations, je me rends compte que je ne trouverai pas moins cher. Il n’est plus temps des hésitations, je ne vais pas rester cloîtrer dans le centre de Cairns plus longtemps!
Je pars à la découverte des environs. Je marque mon premier arrêt aux Cristal warefalls, le lieu de pompage de l’eau potable de la ville. Le lieux est un peu à l’écart, du coup peu fréquenté. Ça me fait du bien de retrouver un peu moins de monde! C’est beaucoup moins oppressant et la nature verdoyante est une invitation au calme et à la réflexion. Mon appareil photo suffit aux locaux pour ouvrir la conversation, il ne faut pas grand choses pour attirer l’attention! Tant mieux, ça m’oblige à bosser mon anglais! Malgré l’après-midi qui tire à sa fin, je profite de ma liberté retrouvée pour pousser jusqu’aux Barron’s falls, une des grandes chutes d’eau du coin. Les aménagements sont à la hauteur du site, sans doute très touristique la journée. Un cheminement sur pilotis nous promène à mi-hauteur des arbres, jusqu’à une belle vue dégagée sur les chutes. Malheureusement, il n’y a qu’un tout petit filet d’eau aujourd’hui, rien de grandiose comme sur les prospectus c’est dommage! La nuit tombe, il est temps de rentrer.

Je change d’auberge pour le weekend. Varier un peu les découvertes, et aussi être un peu plus au calme. Mais je me rends compte à l’heure du repas que la cuisine n’est pas vraiment du genre équipée, au point que je fini par aller récupérer mon matériel de camping. Cette auberge est un peu plus rustique, les chambres sont aussi bien différentes. Pas de fenêtres, des sanitaires partagés pour toute l’auberge…
Je fais connaissance avec mes nouveaux co-locataires. Il y a Shoon, Phoebe, Alicia et Tania, les filles sont occupées à se préparer pour la soirée. La piaule est un joyeux bordel où bières, vin et vodka trainent au milieu des sacs qui débordent de fringues un peu partout. Mon anglais approximatif me permet de comprendre que tout le monde vient d’Angleterre, ils se sont tous retrouver dans la même chambre par un concours de circonstances sans se connaitre initialement. Le monde n’est pas grand! La bande est super sympa, on a vite fait de bien s’entendre! Du coup, on met le cap au Sud pour aller explorer un peu les environs avec ma voiture de location. Les paysages sont très ouverts, bien différent de la forêt que j’ai visité hier! Visiblement, le coin est dédié à la culture de la canne à sucre. On traverse régulièrement des rails étroits sur lesquels circulent les trains, qui tirent de longues colonnes de wagon chargés de canne, des champs directement à l’usine. C’est un réseau immense et très dense quand on y pense! Ce serait parfait pour un train touristique! Dans l’habitacle, la radio crache toujours la même musique rock/techno, la même que dans les bars et en boite en fait. Ambiance!
On arrive aux Joséphine’s falls. Un petit chemin en béton serpente entre les arbres jusqu’à un point de vue sur les chutes. Un peu plus bas, un autre mène à un bassin assez profond pour se baigner. Le coin est très connus pour les glissades que l’on peut faire sur la roche au milieu de la rivière. Le temps de faire quelques photos, la bande me devance au bassin, mais à mon arrivée, je suis surpris de les voir toujours sur les cailloux. L’eau est trop froide pour eux. Pourtant, après y avoir trempé les pieds quelques minutes pour faire mes photo, je ne suis pas si congelé… On n’a qu’une seule vie! Je met mon maillot de bain. Tania me demande si je vais vraiment aller à l’eau, « only one life »! Je trouve un coin qui semble clair et profond et je me lance. Ça réveille! Elle est fraiche quand même ! Je traverse le bassin et grimpe sur les rocher de l’autre côté jusqu’en haut du « toboggan ». Du coup, les filles qui me voient m’amuser comme un petit fou viennent me rejoindre ! Après quelques tours, je ressort pour me sécher, l’eau n’est pas très chaude quand même, mais je suis content d’y être allé ! Et puis c’est l’heure de sortir les Tim-tam pour se faire plaisir et récompenser les courageuses!


On continue toujours plein Sud jusqu’à mission beach. Tout le monde dort dans la voiture, et très honnêtement, je ferai bien de même! Heureusement que l’on est vite arrivé, on charge les casse croute dans les sacs pour filer sur la plage. Un petit chemin nous amène sur une grande étendue de sable fin et dur. C’est marée basse, la mer est d’autant plus loin, la plage s’étend à perte de vue sur notre droite, c’est vraiment impressionnant! On se pause là tout simplement, pour regarder, discuter, profiter et manger. C’est un chouette spectacle, la nature est juste magique! Un homme passe par là avec un perroquet sur l’épaule, ici, les arabesques dessinées par les petites boulettes de sables extraites par les crabes qui s’enfouissent à l’abri des prédateurs me laissent admiratifs… On met les voiles seulement quand la lumière commence à décliner pour finir la journée sur un joli couché de soleil qui embrase le ciel.

Ce soir je récupère Nadège à l’aeroport. Il est l’heure de conclure une seconde partie de mon aventure, celle où je fais l’expérience d’être seul dans ce pays où tout est nouveau. Ça fait 3 semaines que je n’ai pas parlé français ou presque, ça fait du bien à mon anglais, même si j’ai toujours beaucoup de mal à comprendre et me faire comprendre. Mais le résultat est là, je rencontre du monde, je me lance à la découverte de ce grand pays, et je me suis même débarrassé de presque toutes les démarches administratives d’arrivée. Le début d’une vraie indépendance? Finalement ce n’est pas si difficile, il ne me manque plus qu’un peu d’entraînement !

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